Les meilleures bières trappistes belges en 2019


21 février 2019

La Belgique est reconnue dans le monde entier, en particulier pour ses bières. Cela est dû à son histoire et à son riche passé brassicole, remontant à l'expansion catholique après la chute de l'Empire romain. Depuis lors, le pays s’est perfectionné et a commercialisé les meilleures bières trappistes au monde. Dans cet article, nous allons vous faire découvrir l’histoire de ces bières, des origines à nos jours.

 

Notre classement des 10 meilleures bières trappistes :
Voici notre classement après avoir testé toutes les bières trappistes disponibles sur le marché :
1Westvleteren 12. Élue à plusieurs reprises « meilleure bière du monde ».
2.  Orval. Une bière ambrée de fermentation haute, de plus en plus difficile à trouver.
3. Chimay Bleue. Cette superstar, disponible un peu partout, vous lie à Dieu !
4. Westvleteren 8. Version plus douce que la 12. Difficile à trouver !
5. Rochefort 10. L’harmonie entre douceur et amertume venue du Sud.
6.  Westmalle Triple. Bière de la toute première brasserie trappiste ! 
7.  Westmalle Dubbel. Plus légère que la triple.
8.  Rochefort 8. Savoureuse et intense, comme la 10.
9.  Rochefort 6. Sucrée et facile à boire, comme sa grande sœur. Pour tous les goûts.
10. Westvleteren Blonde. Une trappiste blonde, un fait assez inhabituel dans l’univers des trappistes.

Vous n’êtes pas d’accord avec ce classement ? Faites votre propre palmarès en commandant notre box trappistes :

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L'histoire du label "Trappist"

Le nom « Trappiste » provient de « La Trappe », une abbaye française située en Normandie. Contrairement à la croyance populaire, les moines trappistes ne sont pas originaires de Belgique mais de France. Ils appartiennent à l’ordre des Cisterciens de la Stricte Observance, aussi connu comme « l’ordre Trappiste ». Si son origine remonte au monastère de Cîteaux fondé au XIIe siècle en Bourgogne, il n’a été officialisé qu’en 1892.
Les moines trappistes suivent l’ordre Trappiste, s’appuyant sur la Règle de saint Benoît (VIe siècle). Celle-ci met en avant la prière liturgique et personnelle, le travail manuel (ORA ET LABORA) et l’autosubsistance – les pères doivent produire ce qu’ils consomment. Jusqu’en 1836, l’ordre leur imposait aussi de boire de l’eau, mais une réforme leur permit de consommer la boisson régionale du peuple. C’est alors que les moines français commencèrent à produire – et à consommer – du vin.
Au fil du temps, l’État français devint hostile à l’ordre cistercien et interrompit le développement de ce dernier lors de la Révolution française (1789 – 1799). Il confisqua le monastère de La Trappe et ferma les maisons religieuses. Les moines trappistes fuirent alors la France et se réfugièrent en Suisse, en Russie, mais aussi en Belgique. Ils s’installèrent alors à Westmalle, en province d’Anvers (Flandre).
Comme nous l’avons expliqué ci-dessus, « les moines trappistes » étaient autorisés à boire de l’eau, ainsi que la boisson régionale du peuple. Or, la boisson locale belge n’était pas le vin mais la bière ! Ainsi, et parce qu’ils avaient pour impératif l’autosubsistance, les pères se mirent à brasser. Les premières bières trappistes étaient nées.
Après Westmalle, cinq autres bières trappistes ont vu le jour en Belgique : Chimay, Rochefort, Orval, Westvleteren et Achel. Celles-ci sont encore et toujours produites dans une abbaye trappiste.
En outre, il existe cinq autres productions trappistes dans le monde : les bières néerlandaises La Trappe et Zundert, les Autrichiennes Gregorius et Benno, et l’Américaine Spencer. En Italie enfin, la bière « Tre Fontane » de l’abbaye du même nom a été reconnue en 2015 comme bière trappiste officielle.

Compte tenu du succès formidable des bières trappistes dans le monde, l’ « Association internationale trappiste » (AIT) a vu le jour en 1997. Cette association sans but lucratif a pour mission de protéger la marque face aux abus de certaines sociétés commerciales. Pour ce faire, elle a instauré un label baptisé « Authentic Trappist Product », qui est non seulement accordé aux bières, mais aussi à d’autres produits comme le fromage ou le vin.

Pour recevoir ce fameux label et son logo, plusieurs critères doivent être respectés. Tout d’abord, la bière doit être brassée à l'intérieur des murs d’une abbaye cistercienne-trappiste, ou à proximité. Ensuite, la culture d'entreprise doit répondre au projet de vie monastique. Enfin, le bénéfice tiré de la vente des bières doit servir à la subsistance du monastère ou avoir une vocation caritative. Le but ici n’est pas le profit !
Il est probablement utile, à ce stade, de mentionner qu’il existe une très grande différence entre les « bières trappistes » et les « bières d'abbaye ». Ces dernières sont des marques commerciales qui utilisent l’outil marketing pour faire croire au consommateur que les bières sont produites dans une véritable abbaye, par des moines. Ça n’est pas le cas : seules les bières trappistes sont brassées par des moines, au sein d’une abbaye.
 

=>Chimay, la multinationale.

Pour certains experts, Chimay n’a pas (ou plus) vraiment sa place parmi les bières trappistes. Plusieurs raisons à cela : une partie de la production, comme la mise en bouteille, est effectuée hors des murs de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont. Par ailleurs, la production serait nettement supérieure à ce qui est normalement nécessaire pour couvrir les « frais de vie et d'entretien » du monastère. Avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 40 millions d'euros, l’abbaye est pourtant formelle : tous les bénéfices tirés de la vente des bières Chimay sont utilisés pour le soutien de la communauté monastique. Le reste est reversé à des organismes de bienfaisance, encouragent le développement de la région. L’activité brassicole de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont a débuté en 1862, après que des moines aient quitté l'abbaye de Westvleteren pour créer une nouvelle entreprise. La brasserie des lieux produit actuellement cinq bières trappistes, dont la Chimay Bleue (9% ABV), la plus connue de la gamme. Cette bière brune créée en 1948 est reconnaissable à ses notes de café, de cacao et de fruits noirs séchés. La brasserie trappiste produit également : 
- Chimay Red, 7% ABV aussi appelée « Première » en 75 cl, un breuvage acajou aux arômes fruités et profonds.
Chimay Triple, 8% ABV, baptisée « Cinq Cents » en 75 cl, une bière à la robe orangée et au goût houblonné et sec.
Chimay Dorée, 4,8% ABV, une trappiste blonde semblable à la Chimay Rouge, avec des notes épicées.
                                        

=>Westvleteren, la superstar.

Westvleteren, fondée en 1831 à l'abbaye de Saint Sixtus à Vleteren (Flandre occidentale, Belgique), est l’une des brasseries trappistes belges les plus célèbres au monde. De petite taille, la brasserie a un volume de production très limité… par choix !

Les ventes sont restreintes et se réalisent principalement à la porte du monastère ou dans le bar situé à proximité de l'abbaye.Cette brasserie à l'architecture remarquable brasse l’incontournable Westvleteren 12 (10,2 % ABV), une bière de type « quadruple » élue à plusieurs reprises « meilleure bière du monde ». Les moines de l'abbaye recommandent d’en boire une pinte entière, puis de se rendre au sanctuaire de l'abbaye pour les prières. Selon eux, la connexion avec Dieu se produirait presque instantanément ! La brasserie trappiste produit également :
- Westvleteren Blond, 5.8% ABV née le 10 juin 1999.
Westvleteren 8, une bière brune autrefois nommée « Extra ». Très semblable à la Westvleteren 12 mais plus légère, et selon nous, plus appréciable.

 

=>Orval, le précieux.

Orval est la plus jeune brasserie trappiste belge ; elle a été fondée en 1931. Selon la légende, l’Abbaye d’Orval serait née d'un geste de gratitude de la comtesse Mathilde de Toscane. Après avoir laissé tomber son anneau nuptial dans la fontaine de cette vallée, la jeune femme se mit à supplier Dieu. Aussitôt, une truite apparut à la surface de l'eau avec le précieux bijou. Mathilde s’écria « Vraiment, c'est ici un Val d'or ! », puis elle fit construire un monastère en ce lieu béni. On dit « un Orval » en référence à cette phrase légendaire. L’Orval (6,2% ABV) est l’unique bière brassée en ces lieux. Elle se caractérise par un processus de fermentation haute et un temps de maturation qui lui confèrent un goût complexe et fruité. La subtile harmonie entre rondeur et amertume est obtenue par la technique du houblonnage à froid (« dry hop ») et l’utilisation d’une levure spéciale nommée « Dekkera bruxellensis ». Cette levure très prisée des brasseurs est également utilisée par des brasseries locales moins connues, comme La Rulles, Sainte-Hélène, Millevertus ou encore Trois Fourquets.

 

=>Achel, la discrète.

Achel est la plus petite brasserie trappiste, si on s’en tient à son volume de production. Ses bières sont brassées dans l'abbaye Notre-Dame de Saint-Benoît (« Sint Benedictus Abdij »), dont l’histoire remonte à 1648. Cette année-là, des moines hollandais firent construire une chapelle dans la ville flamande d'Achel. Cette chapelle devenue abbaye 40 ans après, fut détruite par les Français pendant la révolution en 1844. Elle a depuis été reconstruite par les moines de Westmalle, et la première bière a été brassée en 1852. L'abbaye a par ailleurs subi l'occupation allemande pendant les deux guerres mondiales. La brasserie a alors été démantelée pour son cuivre, utilisé pour créer des armes. De nouveau sur pied, la brasserie trappiste produit :
- Achel Blonde, 5, 5% ABV, uniquement disponible à la pression dans l'abbaye.
- Achel Brune, 5, 5% ABV, uniquement disponible à la pression dans l'abbaye.
Achel Blonde 8, 8% ABV, une bière lancée en 2001, reconnaissable à ses arômes maltés et ses notes fruités de poire et de banane.
- Achel Brune 8, 8% ABV, une bière aux arômes fruités (poire, banane et prune), qui en bouche, dévoile des saveurs de caramel, de fruits et de chocolat.
- Achel Extra Brune, 9,5% ABV, une bière uniquement disponible en grand format (75 cl). Elle est semblable à l’Achel Brune.
- Achel Extra Blonde, 9,5% ABV, une bière uniquement disponible en grand format (75 cl) et semblable à l’Achel Blonde.

 

=>Rochefort, des bières et bien plus encore

La Brasserie de Rochefort est située en Belgique francophone dans un cadre d’exception (comme Orval). Les randonneurs qui affectionnent la faune et la flore, et les pauses houblonnées doivent s’y rendre ! L'abbaye trappiste Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort a été fondée en 1595 (plusieurs écrits font toutefois état d’une présence catholique dès 1230) et la fabrication des bières auraient débuté en 1595, selon les archives locales. Comme pour l’Achel, le brassage de la Rochefort a été interrompu lors des deux guerres mondiales. Aujourd'hui, l'abbaye (et son activité de brassage) est gérée par 15 moines. Ces derniers produisent trois bières :
- Rochefort 6, 7,5% ABV, une bière brassée avec l'eau d’un puit local. Ses arômes de caramel et d'herbes se confirment en bouche. L’arrière-goût est fruité.
- Rochefort 8, 9,2% ABV, une bière similaire à sa grande sœur, mais avec une plus forte teneur en alcool.
- Rochefort 10, 11,3% ABV, une bière brune au goût intense de café, similaire à un Stout classique.  Plus d'informations sur les Rochefort merci de cliquer ici.

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